Archi-versaires : 5 bâtiments qui fêtent leurs 10, 20 ou 30 ans en 2019

Publié le 30.07.2019
Du 18 au 20 octobre 2019, les Journées nationales de l’architecture proposent de raconter l’histoire du bâti qui nous entoure et de dévoiler les richesses et la diversité de l’architecture contemporaine. Cette année, plusieurs édifices remarquables fêtent les 10e, 20e ou 30e anniversaires de leur construction ou de leur réaménagement. L’occasion de découvrir ou redécouvrir cinq d’entre eux.
Opéra Bastille

Les 30 ans de l’Opéra Bastille - Carlos Ott (Paris - 1989)

Institution incontournable du panorama culturel parisien, l’Opéra Bastille est inauguré le 13 juillet 1989. Signé par l’architecte uruguayo-canadien Carlos Ott, et ses confrères Roger Saubot et François Julien, l’édifice parisien impressionne par ses dimensions et ses moyens techniques. Sa salle principale surplombée d’un plafond courbé en verre et ses scènes latérales et arrière-scènes, s’étendent sur 5000 m2. Elle représente la plus grande salle d’opéra d’Europe. Dans « l’enfer », un second espace aux dimensions équivalentes est enterré 25 mètres sous le niveau du sol.

L’Opéra a reçu le label « architecture contemporaine remarquable ».

30 ans après l’inauguration de l’Opéra Bastille, l’agence danoise Henning Larsen Architects a été sélectionnée  en février dernier pour construire de nouveaux ateliers et aménager la salle modulable de 800 places prévue dans le projet initial de Carlos Ott, mais restée inachevée.



Les 30 ans de l’Arche de La Défense - Johan Otto von Spreckelsen (Puteaux - 1989)

Oeuvre posthume de l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen, assisté de Paul Andreu, Érick Reitzel, Peter Rice et François Deslaugiers, la Grande Arche est bâtie de 1985 à 1989 pour accueillir les ministères de l’Urbanisme, du Logement et de l’Environnement et incarner un signal architectural fort à l’entrée du quartier de La Défense. L’édifice en forme de cube, vide en son centre, vient ponctuer la perspective qui va du Louvre au quartier de La Défense. Avec ses 300 000 tonnes de béton, de plaques en verre et de marbre de Carrare, (remplacé depuis par du granite) supportées par 12 piliers enfoncés à 30 mètres sous le niveau du sol, la Grande Arche représente une prouesse technique. Entre 2015 et 2016, elle fait l'objet d'une profonde réhabilitation et voit son toit rouvert au public à partir de 2017, offrant l'un des plus beaux panoramas sur la capitale depuis le pont promenade « Entre ciel et terre ».

L’Arche de la Défense a reçu le label « architecture contemporaine remarquable ».



Les 20 ans du Parlement européen - bâtiment Louise-Weiss - Architecture Studio (Strasbourg – 1999)

Inauguré en 1999, le vaste bâtiment Louise-Weiss regroupe 220 000 m2 de bureaux répartis sur 20 niveaux et un hémicycle. Mêlant courbes et lignes droites, l'édifice issu de l'imagination du cabinet Architecture Studio se divise en trois éléments géométriques : l’hémicycle et la cour circulaire enveloppés dans une ellipse qui ondule et se déploie le long de l’Ill. Si le bâtiment Louise-Weiss s’affranchit des modèles traditionnels de parlements d’inspiration grecque ou néogothique, il fait toutefois écho à l’histoire politique et culturelle de l’Europe à travers les colonnades romaines de sa cour centrale, la circularité classique de sa tour et la forme d’ellipse baroque de sa cour. Ancré dans son époque, l’édifice se veut à la hauteur de l’exigence démocratique du XXIe siècle. Ses façades sont habillées de verre comme symbole de la transparence des institutions et sa cour principale est ouverte sur l’extérieur telle une agora grecque, invitant le citoyen à participer au débat.

Le siège du parlement européen a reçu le label « architecture contemporaine remarquable ».



Les 20 ans de l’inauguration de la façade de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille - Pierre-Louis Carlier et Peter Rice (Lille – 1999)

Dans les années 1990, les travaux de réaménagement de la façade de la cathédrale néo-gothique de Notre-Dame-de-la-Treille, constituée de bois et de brique, sont confiés aux architectes Pierre-Louis Carlier et Peter Rice. Ils imaginent une structure métallique supportant une peau en pierre de Soignies avec en son centre, 110 plaques de marbre portugais fines de quelques millimètres pour laisser pénétrer la lumière du soleil dans la nef. Une rosace circulaire de 6,5 mètres de diamètre signée par l'artiste Ladislas Kijno et un portail de verre et de bronze imaginé par le sculpteur Georges Jeanclos complètent cet ensemble. « La Treille » est officiellement inaugurée en 1999 et se voit inscrite en 2009 au titre des monuments historiques. Sa façade représente un exemple de greffe architecturale contemporaine sur un édifice patrimonial, thème à l’honneur de la 4e édition des Journées nationales de l’architecture.



Les 10 ans de la Cité du design - Finn Geipel et Giulia Andi (Saint-Étienne – 2009)

Dédiée à l'enseignement supérieur, à la recherche, à l'expérimentation et à la diffusion du design, la Cité du design de Saint-Étienne ouvre ses portes en 2009 sur le site de l’ancienne Manufacture d’armes. Confié aux architectes Finn Geipel et Giulia Andi de l’agence LIN, le projet architectural a permis la réhabilitation des trois bâtiments historiques de 1864 et la construction de deux extensions contemporaines : « La Platine », espace horizontal multifonctionnel de verre et d’acier qui marque l’entrée du site et renferme un auditorium, des salles d'exposition, une médiathèque et une boutique et « La Tour observatoire », une structure métallique de 32 mètres qui offre un panorama sur la ville et ses alentours. La Cité du design et sa programmation ont renforcé la vocation de Saint-Étienne comme territoire de design et contribué à sa désignation comme ville UNESCO du design en 2010.

 

Retrouvez des focus sur ces édifices sur le compte Instagram des Journées nationales de l’architecture : @journeesarchitecture.