Portrait - Agence MAARCHITECTES : un duo au service d’une architecture durable.

Publié le 10.10.2019
Nous sommes partis à la rencontre de Marie Aurélie et Christophe Charrier, associés dans la vie comme au travail, qui ont fondé l’agence MAARCHITECTES il y a tout juste un an. Une belle occasion de découvrir le travail et la vision de l’architecture de ce duo d’architectes de Saint-Brieuc.
Marie Aurélie et Christophe Charrier co-fondateurs de MAARCHITECTES

Marie-Aurélie, pourriez-vous nous raconter votre parcours et comment l’agence MAARCHITECTES s’est constituée ?

Cela fait maintenant un an que nous avons monté MAARCHITECTES, mon mari et moi. Nous avons des parcours différents, croisés et qui se réunissent aujourd’hui après 25 ans de formation et d’activité. Nous avons tous les deux fait nos études en parallèle à l’ENSAIS (actuelle INSA Strasbourg), mais nous avions décidé de ne pas travailler ensemble. Nous avons donc effectué nos parcours professionnels dans des agences différentes. J’ai été salariée jusqu’en 2011 et j’ai ensuite décidé de me mettre à mon compte. Mon mari, quant à lui, est en libéral depuis 17 ans. Il y a seulement un an que nous avons décidé de nous associer. Cela a surpris tout le monde ! On nous a dit “c’est intéressant, habituellement c’est dans l’autre sens : on fait ses études ensemble et à la sortie on fonde une agence ensemble… Alors que vous avez pris chacun le temps de vous former, de développer vos compétences et votre architecture de manière autonome.” Le nom de l’agence,emprunté au kanji “ma” japonais,traduit la très riche notion d’espace au Japon qui associe le temps et l’intervalle à l’espace. Il dépasse le champ purement architectural en remettant le rapport de l’homme à son environnement au cœur de la réflexion. Cette notion nous a semblé représentative de notre travail.

Que faites-vous aujourd’hui ?

Nous nous sommes appuyés sur nos parcours différenciés : mon mari, associé avec deux autres architectes, travaillait sur des projets de bâtiments publics. Il a emmagasiné un grand savoir-faire dans ce domaine. De mon côté, en montant ma structure, j’ai décidé de me lancer pour accompagner les particuliers. J’étais très attirée par tout ce qui se rapportait au développement durable ainsi qu’aux matériaux biosourcés. En parallèle, nous avions un projet personnel, celui de construire notre maison, qui nous a permis d’imaginer une architecture complètement durable : nous avons donc pu travailler sur la première maison passive de mon agence. Une sacrée expérience, très riche en réflexion, en recherches, à la rencontre d’architectes, de bureaux d’études et d’entreprises ayant déjà réalisé des projets passifs.

C’est là que nous avons décidé d’installer l’agence MAARCHITECTES, avec vue sur le verger,  pour profiter pleinement des qualités indéniables de ce type de construction. Les gens qui viennent nous voir sont interpellés par le confort thermique et l’ambiance qui règne dans l’agence. Le lieu invite à se mettre à l’aise, parler et se projeter... Une belle carte de visite !

D’un commun accord, nous avons décidé de continuer de travailler sur les projets de marchés publics sans abandonner le marché privé, parce que cette différence d’échelle nous intéressait. A travers la conception de ces projets nous développons notre complémentarité de regard tout en développant les thèmes qui nous tiennent à cœur : nous cherchons à concevoir des bâtiments pérennes, simples, fonctionnels et élégants. La notion du “ma” se retrouve dans le travail de l’implantation sur site, les liens tissés avec l’environnement, le rapport à la lumière pour sculpter l’espace. Nous recherchons au quotidien à mettre en place une architecture qui a du sens et qui est liée à un usage juste. Nous travaillons sur l’implantation, sur l’enveloppe du bâtiment, nous réfléchissons à l’économie de moyens et à mettre en place le moins de technologie possible : toutes ces choses sur lesquelles nous pouvons agir. 

De quelle architecture rêvez-vous pour demain ?

Forcément je vais vous dire environnementale. C’est une préoccupation dont on parle quotidiennement. Il y a des marches pour le climat partout dans le monde. Et nos enfants, nous les sentons plus concernés par l’environnement que nous le sommes nous-mêmes. Pour l’architecture, je ne pense pas que cela doive passer par la réglementation, mais plutôt par un nouveau mode de pensée afin d’être économe en énergie et en consommation d’espace. Notre maison passive, maison Bimby (Build In My Back Yard qui signifie littéralement en anglais “construire dans mon jardin”) est une illustration de notre démarche.

Pourquoi participez-vous aux Journées nationales de l’architecture ?

Je participe à un travail de sensibilisation au sein d’une association et d’un collectif pour diffuser la culture de l’architecture contemporaine auprès du grand public et de scolaires tout au long de l’année. C’est dans la continuité de ce travail que je nous ai inscrits au JNArchi 2019. J’ai rarement présenté notre travail au grand public. Les Journées nationales de l’architecture seront donc l’occasion de le faire ! Avec les propriétaires de la maison passive de Quévert, nous proposons des visites dans le cadre des journées d’architecture À Vivre. On vous y attend donc !”

 

Retrouvez l’agence MAARCHITECTES pour les JNArchis 2019
Plus d’informations >
https://www.journeesavivre.fr/projet/a-flanc-de-coteau-1002
https://www.architectes-pour-tous.fr/architectes-pour-tous/marie-aurelie-christophe-charrier-architectes